D'Armaillé Chasse à courre du chevreuil
 

Marquis d'Armaillié
Chasse à courre du chevreuil

2003.
Épuisé.
Montbel, 96 pages, 6 planches.
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Un texte rare tiré à 400 exemplaires numérotés.

 Le marquis d’Armaillé est un des plus grands veneurs de son temps. Il rédige ce traité synthétique et pratique, devenu introuvable.
Cette nouvelle édition très soignée contient le texte intégral, l’introduction et les pièces ajoutées par Salverte et une courte biographie. 
De la collection contemporaine de bibliophilie Vénerie d'autrefois qui donne un panorama des illustrateurs de vénerie de ce début de siècle. Illustrée de sept belles aquarelles originales de Thierry d’Erceville. 
Tiré seulement à 400 exemplaires numérotés, sur papier vergé de Rives. 

◼︎ Paris, Montbel, 2003. 16 x 21 cm, in-8, broché, 96 pages, 6 planches.
TABLE DES MATIÈRES

Préface de la deuxième édition. Charles de Salverte

Chasse à courre du chevreuil
I. Quelques remarques générales
II. Le lancer
III. Des changes
IV. Des ruses du chevreuil sur terre
V. Des ruses du chevreuil dans l’eau
VI. Un mot sur la race des chiens pour le chevreuil

Annexes
Le lai du chevreuil. Marie de France
Du chevreuil et de sa nature. Charles de Salverte


EXTRAIT DE L’OUVRAGE

« Dieu m’a laissé une bonne santé, et, à force de chasser, j’ai ?ni par acquérir des idées arrêtées et pour former un équipage et pour le conduire.
Chaque chevreuil chassé m’a appris une de ses ruses ; et je suis convaincu que pour les vaincre il fallait, avant tout, des chiens sages, tout en restant travailleurs par eux-mêmes. Telles sont les conditions pour épargner les pertes de temps, ce point le plus important de tous, quand l’on a affaire à des voies douces et fugitives comme celles du chevreuil. 
Il faut, pour bien chasser, que le maître d’équipage soit un vrai chasseur ; et non un de ces chasseurs de convention, qui font de leur meute une mise en scène, un moyen d’amuser aux heures tardives de la journée leurs nombreux invités. Il faut attaquer de bonne heure et avoir du temps devant soi, celui nécessaire pour échapper à la retraite manquée forcément imposée par la nuit.
Ne pas prendre un animal, faute de jour, est, à mon avis, chose des plus pénibles ; c’est surtout un grand découragement pour les chiens qui, pour rester bons, ont besoin, le plus souvent possible de manger ce qu’ils ont chassé. Rien n’est aisé à décourager comme une meute, même la meilleure, si l’on s’arrange de façon à rentrer au chenil le ventre vide et l’oreille basse. 
Il faut donc que le maître soit un vrai chasseur, ce qui importe à piqueur et chiens, l’obligation de l’obéissance. De la sorte cet ensemble qui s’appelle un équipage forme cent bras qu’une seule volonté dirige. C’est la force de l’union. Tous travaillent pour un seul, un seul commande. C’est la vraie puissance, la discipline. Encore une fois, je dis que le maître d’équipage doit être un vrai chasseur, sans quoi lui, ses chiens et leurs succès ne tiennent qu’au bon piqueur qui dirige le tout. Mais un verre de vin de trop, un accident, la maladie, vous en sépare et alors, adieu succès, adieu hallalis. 
Si le maître est personnellement ce qu’il faut, s’il sait chasser de ses éperons, de son fouet, et de sa tête, en deux mois il peut se faire un homme utile, pour peu que ce futur piqueur sache obéir, regarder, mais surtout comprendre pour en arriver à ce qu’un détail, le moindre signe, lui soit une révélation. Il faut que maître et piqueur soient des modèles d’activité dans le calme qui permet de tout observer. 
Qu’ils ne craignent pas leurs peines ; qu’ils sachent ménager les forces du cheval qui, aux heures tardives de la soirée, sera encore plus nécessaire peut-être qu’aux débuts matinals ; et qu’avant tout ils aient la passion de la réussite. »

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