<i>Carr</i><br>L’impala blanc
 

N. Carr
L’impala blanc

2007.
Livre neuf.
Montbel, 248 pages.
Quantité  
25.00 €
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Né à l'embouchure du Zambèze, Norman J. Carr (1912-1997) est élevé dans la plus pure tradition britannique, nourri des récits d'aventures et de chasses de la colonie anglaise. Chasseur passionné, il traque éléphants destructeurs et lions mangeurs d'hommes à la demande du gouvernement. 
Il est responsable du service des chasses dans la célèbre vallée de la Luangwa, superbe région sauvage à la frontière de la Rhodésie du Nord (Zambie) et du Nyasaland (Malawi).
Fasciné par la faune sauvage, il élève deux lions qui partagent sa vie en brousse. Grand connaisseur de la nature, il observe et étudie aussi les oiseaux et leur migration. Il prend ainsi conscience de la nécessité de préserver les différents biotopes et participe activement à la création du parc de Kafue, en Rhodésie du Nord.
Le récit d'une vie emplie de la splendeur et de la magie de l'Afrique de l'est.

◼︎ Paris, Montbel, 2007. 13,5 x 20 cm, broché, 248 pages.
TABLE DES MATIÈRES

Prologue
I Rayé de la carte

Premières expériences
II Débutant
III La vallée de la Luangwa
IV Contrôle des éléphants
V En quête de sanctuaires

Changement d'ambiance
VI Nuages de guerre
VII Avant-poste de l'Empire
VIII Une race oubliée

Entracte
IX Maraudeurs
X Les mangeurs d'hommes du Namwera

Changement de cœur
XI L'indicateur mange-miel
XII Pionniers du ciel
XIII L'instinct de la chasse
XIV Safaris

La lumière vient
XV Pistes dans la jungle
XVI Enfants adoptés
XVII Une jungle en béton
XVIII La princesse blanche

Partisan de la conservation
XIX L'arche surpeuplée
XX Gestion de la vie sauvage

Épilogue
XXI Estimation finale


EXTRAITS DE L'OUVRAGE

« Ce fut pendant cette période de vide que j'entendis un froissement à peine perceptible dans les buissons. Ce bruit était-il un produit de mon imagination ? Non ; je l'entendis à nouveau, plus proche et plus distinct ; l'animal se dirigeait vers l'appât. Puis me parvint le son d'une mastication mouillée, d'os broyés. À 20 m, le bruit d'une hyène qui mange est très différent de celui d'un lion à son repas, et je sus tout de suite que je n'avais pas veillé pour rien. Accorde-lui encore deux minutes, me dis-je. Mais deux minutes, dans des conditions pareilles, semblent être une éternité. J'approchai ma main du bouton commandant mes phares et, dans le jaillissement de la lumière, je le vis me faire face comme un garnement surpris en train de manger un pot de confitures dans l'armoire familiale. Mon fusil était déjà en joue ; je tirai ; il s'écroula sur place. »

« Il nous restait à peine un quart d'heure de lumière avant la tombée de la nuit quand, tout à fait inopinément, Liasala vit le lion qui boitait bas disparaître dans un bouquet d'arbres à quelque distance devant nous. Je me précipitai, mais je pus seulement l'abîmer un peu plus en le tirant par-derrière ; tout de même, il resta cloué sur place. Quand je m'approchai, il se ramassa en grondant avec toute la fureur concentrée d'un tueur. Il essaya de retrouver assez de force pour tenter son dernier bond du désespoir ; sa queue balayait latéralement le sol, et ses yeux flamboyaient de rage impuissante, car il était à bout de forces, incapable de livrer un nouvel assaut. Je l'abattis sur place. »

«[Mes deux anciens lions apprivoisés] Big Boy et Little Boy se trouvaient à l'autre bout du groupe léonin ; je fis donc un détour dans leur direction, et je les appelai en rééditant "l'appel à la soupe" que je leur adressais quand ils étaient plus jeunes ; je pensais qu'ils le reconnaîtraient sans doute. Les deux lions s'arrêtèrent de manger quand ils m'entendirent et, levant la tête, me regardèrent fixement. Big Boy se leva, s'avança vers moi jusqu'à ce qu'il fût à une cinquantaine de mètres, puis il s'assit et me regarda droit dans les yeux. Il m'avait reconnu, certainement. Avec affection ? peut-être, mais sans la témoigner bien nettement. Little Boy n'avait même pas quitté son repas.
« Je n'osai pas m'approcher davantage à cause du grondement menaçant de la lionne ; après tout, j'avais vu ce que je voulais voir, et j'avais retrouvé Big Boy et Little Boy. Le fait qu'ils étaient vivants et en bonne santé m'apportait la confirmation que je ne m'étais pas donné inutilement du mal pour les préparer à ce genre de vie. Ils s'étaient installés, de toute évidence avec succès, dans une condition de bêtes sauvages. S'ils avaient pu vivre tout seuls pendant une année entière, il allait de soi qu'ils seraient parfaitement capables de se débrouiller jusqu'à la fin de leurs jours dans leur nouveau milieu. »

« Avec son 470 encastré dans le creux de son coude, Bob arriva à une trentaine de mètres des autres femelles, puis il agita les bras et poussa des cris de façon à les éloigner pendant qu'il en terminerait avec les deux éléphants couchés au sol. Mais l'une des femelles refusa de se laisser intimider et s'élança vers lui. Pas d'erreur possible, cette fois ce n'était pas un semblant de charge : quand un éléphant bluffe, il y a dans son comportement quelque chose d'artificiel, difficile à décrire mais ne pouvant tromper un chasseur expérimenté. D'ailleurs, quand un éléphant ne joue pas la comédie, il supprime tous les préliminaires, grands gestes et barrissements compris : il charge, voilà tout. C'est pour le chasseur une expérience magnifique, mais terrifiante.
« Pour l'heure, il s'agissait bel et bien d'une vraie charge. Bob attendit que l'éléphant arrivât à une douzaine de mètres pour lui loger une balle entre les deux yeux. L'élan pris par cette femelle lui permit de franchir encore quelques mètres, puis elle s'abattit et ensevelit Bob sous une pluie de poussière et de sable. »

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