<i>Chabot, comte de</i><br>Quelques souvenirs d'un veneur
 

Comte de Chabot
Quelques souvenirs d'un veneur

2010.
Livre neuf de collection.
Montbel, 116 pages, 8 planches.
Quantité  
100.00 €
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Réédition des souvenirs du comte de Chabot, tirés de La chasse du chevreuil — texte rare publié pour la première fois en 1879 — et d’articles de la Gazette des chasseurs. Il livre dans cet ouvrage les souvenirs vivants et passionnants de ses chasses aux chevreuils et aux cerfs en Gastine, en Mayenne ou en déplacement notamment à Chambord ou en Touraine chez son grand-oncle Auguste de la Rochejaquelein. Orné de 9 illustrations originales d’Amaury d’Andigné, dont une vignette en couverture.

Le texte, entièrement recomposé, est imprimé sur papier vergé de Rives 120 g ivoire, les planches hors-texte sont tirées en couleurs sur papier Antalis soft natural 200 g, et la couverture en couleurs, avec un large rabat, sur vergé de Rives 220 g ivoire.

Cet ouvrage est édité à 400 exemplaires numérotés seulement.

Quelques souvenirs d'un veneur du comte de Chabot forme le huitième volume de la collection Vénerie d'autrefois, qui propose des textes recherchés de l'âge d'or de la vénerie, et qui donne un panorama des meilleurs illustrateurs animaliers de ce début de siècle.

◼︎ Paris, Montbel, 2010. 16 x 25 cm, in-8, broché, 116 pages, 8 planches.


EXTRAIT DE L'OUVRAGE

Talbot était laid, mince, avec une tête pointue, tout blanc, sauf la tête marquée de feu vif. Il avait la voix claire, cognait sans jamais hurler ; sans être vite, son train était soutenu. Très dans la voie, Talbot complétait Ramoneau, plus brillant que lui, plus léger dans sa manière de chasser. Avec ces deux chiens, tout animal lancé par un temps ordinaire était à peu près pris. Jamais le change ne nous a inquiété ; dès la première année de chasse, ils l’ont gardé admirablement.


BIOGRAPHIES DE L'AUTEUR ET DE L'ILLUSTRATEUR

« L’équipage du Parc Soubise est l’un des plus anciens et des plus réputés de France ; de même le comte de Chabot est l’un des meilleurs veneurs de la Vendée. Il s’est fait également apprécier comme écrivain cynégétique distingué… »
Cette appréciation de Hippolyte Pairault dans la notice qu’il consacre au comte de Chabot dans l’Annuaire de vénerie de 1895 résume bien la notoriété de ce veneur et de son équipage.
Le Parc Soubise, à Mouchamps en Bas-Poitou, aujourd’hui en Vendée, est une belle terre acquise par la famille de Chabot en 1784. Le château et ses dépendances furent incendiés en janvier 1794 par la colonne infernale de Lachenay qui massacra deux cents personnes lors de son passage à Mouchamps. Aujourd’hui, Le Parc, comme on dit familièrement en Vendée, appartient toujours à la famille de Chabot.
L’équipage du Parc Soubise est créé en 1811 par Charles de Chabot (1748-1822) pour courre le lièvre et le loup. Lorsque la forêt entourant la propriété est reprise par les Chabot en 1834, c’est son fils Constant de Chabot (1779-1863) qui prend le fouet. Constant a épousé en 1819 Adélaïde de Guerry, dont la mère est la soeur de Henri de la Rochejaquelein, le héros des guerres de Vendée.
En 1845 Auguste de Chabot (1825-1911), notre auteur, fils de Constant, devient maître d’équipage avec son frère Raymond (1827-1916). Ils commencent alors à chasser le chevreuil et effectuent de longs déplacements en Touraine chez leur grand-oncle Auguste de la Rochejaquelein, frère cadet du chef vendéen. En 1859, Raymond se fixe en Anjou, et Auguste de Chabot, resté seul maître de l’équipage, va chasser cinq ans en Mayenne avant de revenir en Vendée où il se consacre à l’art subtil de la vénerie du chevreuil. Dès 1875, il peut ainsi inscrire sa millième prise de chevreuil au tableau de l’équipage, à côté de trois cent quarante cerfs, de louvarts et de sangliers. En vrai veneur, soucieux de se fier « plus encore à la finesse de nez de [ses] bons chiens qu’à [sa] propre science », il travaille à l’amélioration de son chenil. À partir de vingt vendéens, du fameux Black (un irlandais de l’oncle La Rochejaquelein), puis de chiens du Haut-Poitou et de pur-sang anglais, il forme une meute d’anglo-gascon-saintongeois de très grande qualité.
Selon la notice de Deux siècles de vénerie, le comte de Chabot « fut un des veneurs qui ont poussé le plus loin l’art de la chasse et de l’élevage ; ses jugements faisaient autorité… [Il] fut en outre, un excellent écrivain cynégétique et a laissé des ouvrages remarqués… À sa mort, il était le doyen de la vénerie française et l’une de ses figures les plus illustres et les plus sympathiques ; en lui se retrouvaient les traditions de la vieille vénerie et la courtoisie des grands seigneurs… »
Auguste de Chabot est décédé au Parc en 1911, âgé de 86 ans. Il avait cédé le fouet en 1900 à son fils aîné Guillaume (1856-1934), qui mène l’équipage jusqu’à sa mise bas en 1914.
Mais Auguste comte de Chabot, veneur à la longue et belle carrière, est également un auteur apprécié des veneurs bibliophiles. Fervent légitimiste, il ne peut accepter que le traité de Bellier de Villiers, Les déduits de la chasse du chevreuil 5, soit dédié au comte de Paris, et décide d’écrire un ouvrage sur La chasse du chevreuil, qu’il dédie au comte de Chambord. Le livre est publié en 1879 et sera réédité en 1891 complété d’une partie sur la chasse du cerf. En 1898, le comte de Chabot publie sa célèbre histoire de la chasse, La chasse à travers les âges, qui reste un grand classique recherché. Auguste de Chabot écrit en outre quelques monographies agréables, telles que Saint Hubert, patron des chasseurs… (Les Herbiers, Allard, 1865) ; Notes d’un chasseur touriste (Paris, Pairault, 1896) ; Chasses à tir et à courre. (Récits et souvenirs.) Gastine poitevine… (Angers, Siraudeau, 1906). Un de ses récits, Une joyeuse semaine en Gâtine, a été inseré dans le cinquième volume de la collection “Vénerie d’autrefois” : Souvenirs des équipages d’antan (Paris, Montbel, 2007 ; pp. 81-89). Enfin, il a donné de nombreux articles aux revues de chasse de l’époque et, catholique fervent, a écrit plusieurs ouvrages sur Lourdes.

D’une famille de veneurs et de chasseurs, Amaury d’Andigné est né en 1975 à Falaise en Normandie. Diplômé de Penninghen et de l’ECV (Paris), il devient directeur artistique en agence de publicité.
Parallèlement à ses activités professionnelles, il hante les champs de course et travaille comme illustrateur pour la presse hippique (Of Course, la Revue du galop).
En 2006, il quitte la publicité pour se consacrer à la peinture et à l’illustration. Il a réalisé plusieurs expositions personnelles à Paris.

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