Decorsière, Jean-Benoît Un chasseur de loups en Gascogne, le baron de Ruble
 

J.-B. Decorsière
Un chasseur de loups en Gascogne, le baron de Ruble

2010. 
Livre neuf.
Montbel, 176 pages.
Quantité  
39.00 €
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Le baron de Ruble (1799-1892) passe la majeure partie de sa vie à chasser sur ses terres du Bruca (Gers) et en déplacement dans sa chère Gascogne, de Toulouse à Mont-de-Marsan. Lieutenant de louveterie dès 1830, il courre le loup grâce à des chiens provenant du comte de la Roque-Ordan. En croisant sa meute avec les saintongeois de son voisin, le comte de Saint-Légier, il crée les bleus de Gascogne, encore appelés chiens de Ruble.

Il prend le dernier loup du pays, lors d'une chasse mémorable où, pendant dix-sept jours, l'animal est relancé et poursuivi à outrance. L'équipage courre ensuite le lièvre jusqu'à l'aube du xxe siècle.

À travers ce grand personnage de la vénerie, qui chasse encore à cheval à 90 ans, c'est l'épopée des bleus de Gascogne qui est présentée. C'est aussi l'histoire des nombreux équipages du Sud-Ouest, de la propriété du Bruca, de la vie familiale de ce fervent catholique légitimiste qui refuse de vendre son chien, le célèbre Major, à l'impératrice Eugénie. Plus largement, c'est un aperçu de la vie politique et mondaine du Gers sous la Révolution et au XIXsiècle.

Illustré de nombreux documents d'époque, peintures, boutons, photographies, etc.

Veneur du Languedoc, bouton du rallye Gaillardet et bibliophile, le docteur Jean-Benoît Decorsière a publié en 2005 À courre, à cor, à cri et quelques autres chasses traditionnelles dans le Tarn.

◼︎ Paris, Montbel, 2010. in-8, 17 x 24 cm, broché, 176 pages.



TABLE DES MATIÈRES

Préface

Avant-propos

I Circonstances de la naissance de Prosper de Ruble et ses origines

II Le Bruca, quelques éléments de son histoire

III La première jeunesse et le mariage

IV La chasse du loup

V L'épopée des bleus de Gascogne

VI La vénerie gasconne et la Société de la forêt de Grésigne

VII Quelques chasses de loup… de lièvre

VIII Compagnons de chasse et équipages ayant découplé avec celui du Bruca

IX Quand il ne chassait pas

Épilogue

Sources bibliographiques.



EXTRAIT DE L'OUVRAGE

M. de Ruble "cultivait" donc le bleu. « Des saint-hubert noirs, à peine marqués de blanc, quatr'oeillés de feu, habitués au rude climat des Ardennes, importés en Gascogne, se sont adaptés à ses brûlants étés en revêtant la livrée bleue » émettent comme hypothèse, peut-être un peu "déterministe" au regard des critères actuels, les frères Castet, évoquant l'influence du milieu et se basant sur l'observation du devenir, par la même transplantation, de « beaucoup d'espèces canines noires et blanches », de l'aspect bleuâtre de la robe des « bœufs gascons à muqueuses noires ». Et d'invoquer la fourrure blanche du lièvre de Sibérie… sans oublier de poser honnêtement la question : « Dès lors, la robe du chien gascon aurait-elle dû continuer à s'éclaircir au cours des siècles, tandis qu'elle est restée bleue ? »

« Nous avons vu des chiens plus grands que les chiens bleus, plus forts, plus rapides, mieux taillés pour l'attaque du fauve ; nous n'en n'avons pas vu qui réunissent toutes ces qualités à des degrés mieux équilibrés et qui offrent un ensemble plus complet.

« À ces avantages, les chiens bleus ajoutent des agréments qui, pour n'être d'aucune utilité en vénerie, ne sont pas moins appréciables. Ainsi, ils sont admirablement gorgés, les mâles dans les tons de basse, les femelles dans les tons élevés ; leur voix est prolongée, soutenue, expressive suivant les occurrences. Ils sont très bien coiffés et portent noblement leurs grandes oreilles. Enfin, ce qui fera sourire les veneurs rigides, mais qui charmera plus d'une de nos lectrices, ils sont très doux de caractère, se privent facilement et deviendraient volontiers des chiens de salon. S'il est vrai que les lévriers sont les aristocrates de l'espèce canine, il est encore plus vrai que les chiens bleus sont les aristocrates des espèces courantes.

« Nous avons pu les apprécier sur le théâtre de leurs exploits, à la chasse. Ils sont moins rapides que les chiens anglais et ne satisferaient pas les amateurs de steeple-chase, qui ne veulent pas penser à un hallali plus d'une heure de leur journée. Ils chassent gravement, sans s'emporter, sans s'inquiéter de l'avance de la bête, sûrs de leur nez, uniquement préoccupés de ne pas faire de fautes, et mettent en pratique le proverbe italien Chi va piano va sano. Les débuchers, le passage des chemins, les reculs du gibier sont savamment étudiés par la meute, comme des problèmes par un corps d'ingénieurs. À chaque défaut, il se rencontre des limiers qui prennent l'initiative et que le vulgaire des chiens suit aveuglément. M. le baron de Ruble sait, à distance, reconnaître au cri de certain chien, et même à la tonalité de sa voix, le conseil donné par le plus sage » écrit le baron de Vaux dans Le sport en France et à l'étranger, paraphrasant, semble-t-il, le comte de Chabot.

« Ils chassent bien le lièvre et le loup dans la perfection — c'est ce qu'on peut appeler une race de chiens de loups. Ils le chassent naturellement et comme le loup fait rarement des défauts, ils excellent à cette chasse où leur seul défaut est d'être trop lent pour prendre. Beaucoup de chiens de cette race ont l'allure, la marche du loup et un pied dont l'empreinte s'en rapproche extrêmement » poursuit le comte Le Couteulx de Canteleu.



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