Chasseurs du temps passé
 

Marquis de Foudras
Chasseurs du temps passé

2004.
Livre neuf.
Montbel, 176 pages.
Quantité  
26.00 €
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Avec trois textes inédits

Édition la plus complète de ce recueil posthume, réédité une seule fois depuis 1910, enrichi ici de trois textes inédits en volume. 
À travers ces huit textes, Foudras livre ses thèmes favoris et se fait l’avocat de la chasse comme remèdes aux peines de cœur. Du siècle de Louis XV à l’exposition universelle de 1855, en passant par le Directoire, on retrouve ainsi la fidélité et l’abnégation des bons chiens et du personnel de la vénerie, la vraie sérénité des passionnés, la critique de la société issue de la Révolution, la vie rude des habitants des forêts, la fougue des veneurs invétérés, la fascination pour les femmes chasseresses et la défense de la province française. 
Préface de Louis de Rohan Chabot, président de délégation française du CIC. 
Illustrations inédites de Matthieu Sordot en noir et blanc.

Ce volume est le neuvième de la collection des Œuvres cynégétiques complètes du marquis de Foudras (1800-1872), célèbre “gentilhomme chasseur” bourguignon, publiée depuis l’an 2000 à l’occasion du deux centième anniversaire de sa naissance.

◼︎ Paris, Montbel, 2004. 15 x 21 cm, in-8, broché, 176 pages.
TABLE DES MATIÈRES

Préface : Louis de Rohan Chabot
Introduction : Louis-Gaspard Siclon
Histoire de mon limier Caligula et de son valet La Trace
Le Nemrod de la rue Jean-Goujon
Une Saint-Hubert en 1789 chez le directeur Barras
La sauvageotte surnommée Le cauchemar des chasseurs de loups
Diane consolatrice
La société de Rallie-Bourbonnais. Un déplacement de chasse dans la forêt de Meillant. Avril 1855
D’un louvart qui n’avait pas de chance et d’un chasseur qui en avait
L’art en province


EXTRAIT DE L’OUVRAGE

« J’aperçus le capitaine Dietricht qui se précipitait vers moi, en faisant des enjambées de géant. 
« — Il faut pénétrer à tout prix là-dedans, monsieur le marquis, me dit-il d’une voix essoufflée, en me montrant le champ de bataille d’un geste énergique ; notre sanglier est probablement blessé à mort, puisqu’il ne cherche pas à quitter son enceinte, mais il n’en est sans doute que plus dangereux…
« C’est aussi l’opinion de nos amis, et ils se disposent à en faire autant de leur côté. 
« Comme c’était le parti pour lequel j’allais me décider, je n’hésitai pas à suivre le conseil de l’intrépide Fribourgeois ; de sorte que nous nous lançâmes de front dans le fourré, en le perçant avec rage, malgré la neige qui nous aveuglait et les ronces qui nous déchiraient le visage et les mains. 
« Une minute de retard, et notre intervention aurait été inutile, pour le pauvre La Trace du moins ! 
« Quand nous atteignîmes le théâtre de ce combat singulier d’un homme et d’un chien contre une bête sauvage, la situation du premier était des plus critiques. Le pigache, à qui son coup de fusil avait cassé les reins, s’était traîné jusqu’à lui, bien que Caligula, le jugeant blessé, l’eût, comme toujours, empoigné aux suites. Du choc de son train de devant, il avait renversé le piqueur, et il aurait sans doute fini par l’écraser sous son poids, en supposant que ses défenses, dont il lui labourait la poitrine et les côtes, n’eussent pas suffi pour décider la victoire en sa faveur. »

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