L'abbé Tayaut
 

Marquis de Foudras
L'abbé Tayaut

2002.
Livre neuf.
Montbel, 384 pages.
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28.00 €
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L’extraordinaire aventure de l’abbé de Frémincourt, veneur du XVIIIe siècle, qui, malgré son état et une grave malformation, n’hésite pas à courrir tous les gibiers et à croiser le fer avec un officier qui l’a offensé auprès de la fameuse et très belle comtesse de Brého !
Roman illustré par Matthieu Sordot. 
Ce volume est le quatrième de la collection des Œuvres cynégétiques complètes illustrées du marquis de Foudras (1800-1872), célèbre « gentilhomme chasseur » bourguignon, publiée à l’occasion du deux centième anniversaire de sa naissance. L’abbé Tayaut, publié en 1865, n’a été réédité que deux fois depuis.

◼︎ Paris, Montbel, 2002. 15 x 21 cm, in-8, broché, 384 pages.

TABLE DES MATIÈRES

Préface : Pierre Boilard

Introduction : Louis-Gaspard Siclon

Prologue
Une nuit à l’abbaye d’Apponat

Première partie
I. Où la vocation du héros commence à se dessiner
II. Dans lequel la vocation du héros éclate au grand jour
III. Où l’on peut voir nettement le passé et entrevoir vaguement l’avenir
IV. Où Diane l’emporte une première fois sur Vénus, ce qui ne se voit pas tous les jours
V. Où Vénus essaie de prendre sa revanche
VI. Où le lecteur n’aura pas ce qu’il attendait peut-être
VII. Comme quoi notre héros prouve par la vie des saints qu’il a raison d’aimer la chasse
VIII. Où notre héros apprend qu’il a fait des conversions en prêchant d’exemple
IX. Où l’on voit comment Raoul fut surnommé l’abbé Tayaut

Deuxième partie
I. Où l’on voit l’abbatial en liesse et l’abbé Tayaut au comble de ses vœux
II. Où notre héros s’entend qualifier de magot par un beau du temps
III. Où l’on voit comment l’abbé Tayaut fait un borgne pour se consoler d’être bossu
IV. Où l’abbé Tayaut a une inspiration heureuse
V. Préparatifs de départ. Adieux. L’auberge de la forêt d’Orléans
VI. Où Raoul fait preuve d’un grand sang-froid en attendant qu’il montre un grand courage
VII. Le château de Guillermain. Ses mystères, que Raoul découvre tout de suite. Sage plan de conduite inutile
VIII. Où le comte de Saint-Valery, n’ayant pu laisser son meilleur ami dans les marais de la Sologne, accepte gaîment un autre secours de la Providence
IX. Où le lecteur, en attendant qu’il soit mieux renseigné, aura à décider si l’abbé a été ou non le jouet d’un rêve
X. Continuation du précédent, avec plus de lumière sur les faits 
XI. Qui peut donner à penser que les flèches de l’amour font parfois des blessures plus longues à guérir que les andouilles d’un dix-cors
XII. Où Raoul redevient tout à fait lui-même en apprenant à qui appartient la meute qu’il a si vaillamment secourue. Le château sans châtelaine
XIII. Où notre héros fait une rencontre qui le met en souci
XIV. Le chroniqueur, instruit de ce qui va suivre, ne sait trop quel titre donner à ce chapitre quatorze
XV. Le chroniqueur, encore plus embarrassé qu’en présence du chapitre quatorze, prie le lecteur de faire le sommaire de celui-ci à sa fantaisie

Troisième partie I. Où il est permis de supposer que le proverbe qui dit que les montagnes ne se rencontrent pas, peut être faux quelquefois
II. L’abbaye d’Apponat décrite par l’abbé de Frémincourt. Succès d’un autre genre de notre héros. Grande battue aux loups
III. Grande réforme des moines d’Apponat. Regrets et enthousiasmes du père Athanase. Les frères Calixte et Jérôme à l’œuvre
IV. Où l’on voit que les bossus, de même que les loups, ne se déchirent pas entre eux
V. La rentrée au bercail et la fête du retour. Le vieux dix-cors du duc Charles de Nassau. Galante surprise imaginée par le frère Ambroise
VI. Qui complète le précédent et montre que la réforme des moines de Frémincourt n’était pas moins radicale que celle des moines d’Apponat
VII. Où l’on voit que la comtesse de Brého avait appris à bonne école la langue de la vénerie française. Magnifique hallali sans chasse
VIII. Pèlerinage à l’abbaye d’Andaine. Mort de l’abbé Giblin. Raoul malade. Brusque départ de Frémincourt
IX. Rapide coup d’œil en arrière. Apparition d’un château mystérieux au clair de lune. Grande surprise de Raoul et surprise plus grande encore du lecteur
X. L’abbé Tayaut plus discret que la tombe. Correspondance du marquis de Bologne et de la comtesse de Brého à son sujet. Il reparaît sur l’horizon
XI. Jours de paix à l’abbaye d’Apponat. Marguerite vieille et morose avant l’âge, et la marquise de Vendenesse toujours adorée. Fin des notes de l’abbé Tayaut

Épilogue Fin de l’abbé Tayaut racontée par Casse-Cou


EXTRAIT DE L’OUVRAGE

« La pauvre bête tomba en poussant un râlement sourd, et tous les chiens la couvrirent à la minute même.
« En ce moment, les gaulis s’ouvrirent de nouveau et la comtesse Diane de Brého parut. 
« Elle avait aussi mis pied à terre, et, de même que Raoul et le moine, elle accourait la dague à la main, bien convaincue qu’elle arriverait encore à temps et ne soupçonnant pas qu’elle avait été devancée, ce que nul de ses gens n’aurait osé se permettre. 
« À l’aspect du cerf qui se débattait, à moitié étranglé déjà, sous la meute triomphante, le visage calme et souriant de l’impétueuse chasseresse s’empourpra de colère. L’éclair de l’indignation jaillit de ses prunelles, qui avaient pris brusquement des teintes étranges, et ce fut d’une voix entrecoupée par la violence des émotions qui gonflaient son sein haletant, qu’elle s’écria : 
« — Quel est le malappris ou l’insolent de propos délibéré qui s’est permis de prendre ici ma place ? Ce ne peut être certainement M. l’abbé de Frémincourt… Il connaît trop bien les us et coutumes de la vénerie. 
« — C’eût été pourtant lui, madame, si le hasard n’en eût décidé autrement, répondit Raoul avec hauteur en se dressant sur la pointe de ses larges pieds de bossu, ce qui était sa manière de se rengorger, sa conformation n’en comportant pas d’autre. 
« — Êtes-vous donc déjà devenu tellement moine, que vous ne sachiez plus quel est le devoir de tout homme que ce même hasard, dont vous parlez si légèrement, a placé sur le passage d’une chasse qui lui est étrangère ? 
« — Honoré de votre amitié, comtesse, j’ai cru…
« — Vous avez cru une sottise, et quant à mon amitié, vous ne la conserverez pas longtemps si vous prenez avec elle des libertés pareilles. Eh bien ! M. l’abbé de Frémincourt, ce que vous ne savez pas encore en vénerie, une femme qui n’a pas vingt ans va vous l’apprendre. Tout à l’heure, en venant ici, je me suis vue tout à coup en présence d’un magnifique aboi de sanglier. Une douzaine de chiens étaient déjà blessés ou morts, et il m’eût suffi d’un coup de carabine pour mettre un terme à ce carnage, si j’avais pour habitude de me mêler de ce qui ne me regarde pas ; mais j’ai passé outre, bien que la meute en péril fût la vôtre. Vous voyez que nous n’entendons pas l’amitié de la même manière. »

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