Le Père la Trompette
 

Marquis de Foudras
Le Père la Trompette

2006.
Livre neuf.
Montbel, 272 pages.
Quantité  
28.00 €
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Par fidélité à la monarchie, un gentilhomme lorrain, le Père la Trompette, refuse de rentrer en France après la mort de Louis XVI. Il va désormais consacrer le reste de ses jours à chasser le loup jusqu'aux confins de la Russie.
Ce volume fut édité à Paris en 1862. 
Illustrations inédites de Matthieu Sordot en noir et blanc.

Ce volume est le onzième de la collection des OEuvres cynégétiques complètes du marquis de Foudras (1800-1872), célèbre “gentilhomme chasseur” bourguignon, publiée depuis l’an 2000 à l’occasion du deux-centième anniversaire de sa naissance.

◼︎ Paris, Montbel, 2006. 15 x 21 cm, in-8, broché, 272 pages.
TABLE DES MATIÈRES

Introduction : Louis-Gaspard Siclon
I. L’auberge du capucin et le cabaret de la Chatotte
II. Le mystère
III Ce qu’il en coûte pour être curieux
IV Qui en promet de plus intéressants
V Le récit
VI La chasse
VII Reprise du récit
VIII Continuation du récit
IX Encore le récit
X Toujours le récit
XI Dernière interruption dans le récit
XII Où le récit semble tourner au roman
XIII Où le roman devient tragique dès le début
XIV Plus que jamais le Juif errant de la vénerie
XV Une drôle de rencontre
XVI Le chasseur chassé
XVII Le gouffre
XVIII Remords et stupéfaction
XIX Stupéfaction plus grande encore
XX Fin du récit


EXTRAIT DE L’OUVRAGE

« L’entreprise était difficile, et vous ne sauriez croire, messieurs, combien de tentatives infructueuses je dus faire avant de réussir. Tantôt mon cheval bondissait par-dessus la louve, et tantôt il se jetait malgré moi de côté pour l’éviter. La lune, qui s’était levée au milieu de son cortège d’étoiles étincelantes, éclairait cette scène vraiment fantastique. Sa lumière sereine me montrait dans l’éloignement un rideau noir de sapins dont l’apparition inattendue m’annonçait la fin des steppes, et si une fois la louve gagnait le couvert, elle m’échappait sans retour. Cette perspective, inquiétante pour mon amour-propre, me donna une nouvelle dose de ténacité et d’ardeur, et comme la bête n’avait plus qu’une vingtaine de bonds à faire pour s’engouffrer sous les sapins, je fus assez heureux pour me laisser tomber sur elle du haut de mon cheval, mes deux mains cramponnées à son cou vigoureux. 
« Ah ! quel moment, messieurs ! et quel beau combat que celui qui suivit immédiatement la singulière attaque dont saint Hubert m’avait envoyé l’inspiration dans ma détresse ! Veneur blasé par d’innombrables succès, c’était la première fois depuis près de vingt ans que je trouvais l’occasion de prendre un loup à la gorge. J’en avais tué beaucoup avec mon fusil ou à l’aide de mon couteau de chasse ; mais en étouffer un dans mes bras, jamais chance pareille ne m’avait favorisé ! 
« Le duel ne fut pas long, je n’en sortis pas vainqueur sans avoir reçu bien des coups de dents à la face et dans la poitrine. Quand la vieille louve grise exhala son râle suprême entre mes dix doigts transformés en tenailles, je n’en pouvais plus, et, quelques minutes plus tard, le véritable héros de l’aventure que je suis en train de vous raconter n’eût probablement pas été moi, ou bien, au lieu d’une seule victime restée sur le carreau, il y en aurait eu deux…»

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