Mémoires d'un veneur
 

Marquis de Foudras
Mémoires d'un veneur

2006.
Livre neuf.
Montbel, 256 pages.
Quantité  
28.00 €
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Un texte très rare.

Voici les mémoires du baron Hubert-Actéon-Méléagre-Nemrod d'Overbeck. “C'est l'histoire vraie de ma vie qu a été consacrée tout entière à la chasse” écrit-il dans son testament en confiant ce texte au marquis de Foudras. 
Ce texte paru en feuilleton dans le Journal des chasseurs et fut édité en volume pour la première fois en 1852 à Paris sous le titre Les aventures de monsieur le baron. Il n'a été publié qu'une seule fois depuis, en 1910, et ne fut pas intégré dans les Oeuvres cynégétiques publiées par Nourry de 1922 à 1926. 
Préface de Philippe Dulac, président de la Société de vénerie. Illustrations inédite de Matthieu Sordot en noir et blanc.

Ce volume est le douzième et le dernier de la collection des OEuvres cynégétiques complètes du marquis de Foudras (1800-1872), célèbre “gentilhomme chasseur” bourguignon, publiée depuis l’an 2000 à l’occasion du deux-centième anniversaire de sa naissance.

◼︎ Paris, Montbel, 2006. 15 x 21 cm, in-8, broché, 256 pages.
TABLE DES MATIÈRES

Introduction : Louis-Gaspard Siclon
Préface: Philippe Dulac
Prologue : L’hallali funèbre
I. Le baron d’Overbeck
II. Inter pocula
III. La chasse
IV. L’exécuteur testamentaire
V. Les funérailles
Les aventures de M. le baron
I. Avant-propos.— Ma famille et ses goûts traditionnels. — Ma naissance.— Mon éducation.— Mon cœur bat pour la première fois
II. La seigneurie d’Overbeck.— Aspect du pays.— Le château. — La vénerie. — Nos autres terres.— Première galerie de portraits
III Mes premières années de veneur.— Mort tragique de mon père
IV Le chasseur noir.— Mon adolescence.— Margot
V Suite de ma rencontre avec Margot.— Je m’éprends d’une passion folle.— Terreurs de ma mère
VI Nous cherchons Margot tout le jour, et la poursuivons sans la rejoindre.— Ma mère m’envoie pour lui barrer le passage
VII J’abandonne ma mère pour suivre Margot, qui finit par m’emmener chez elle.— Une nuit d’avril dans les bois
VIII Suite d’une nuit d’avril dans les bois.— Le palais de diamant.— Je prends Margot pour une fée
IX Le souper.— Promenade au clair de lune.— Les amoureux de quinze ans.— Sommeil et réveil.— Remords en pensant à ma mère.— Ce qui en résulte
X Je remets au lendemain ma visite à Margot.— Le gibier rare.— Chasse homérique.— Je suis cinq jours sans retourner aux Roches maudites.— Catastrophe
XI Le conciliabule funèbre.— La douleur commune.— La réception du grand-père
XII Mon grand-père se met à l’œuvre sans retard.— Mon départ est décidé entre la poire et le fromage.— Notre expédition mystérieuse aux Roches maudites.— Stupéfaction profonde.— L’abbé triomphe.— Encore le vieux Lippemann.— Je pars pour Paris
XIII Quelques réflexions sur l’ingratitude des enfants.— Tempête et singulière rencontre.— Un nemrod campagnard.— Paris


EXTRAIT DE L’OUVRAGE

« Cela ne m’empêcha pas de naître de ce mariage, après neuf mois jour pour jour, le 5 novembre 1751, fête de saint Hubert. Ma mère, qui ne se croyait pas aussi avancée dans sa grossesse, avait voulu accompagner mon père et mon aïeul à la chasse, et depuis huit heures du matin jusqu’à trois heures de l’après-midi, elle suivit à cheval, avec sa hardiesse accoutumée, un vieux dix-cors qui fit une défense magnifique. Ma mère arriva la première à l’endroit où le cerf, forcé, faisait tête aux chiens ; elle sonna l’hallali debout, sans manquer un ton, puis elle servit l’animal, c’est-à-dire qu’elle lui coupa les jarrets d’un revers de son couteau de chasse, au moment où mon père et mon grand-père la rejoignaient. Pendant la curée elle sentit quelques petites douleurs, auxquelles elle ne fit pas grande attention d’abord. Mais elles devinrent bientôt de plus en plus vives ; d’autres symptômes se manifestèrent : bref, il fallut passer à l’écart derrière une énorme touffe de houx et de genévriers. Une vieille charbonnière, qui avait mis au monde heureusement dix enfants dans les bois sans le secours de personne, se trouvait près de là. On l’envoya chercher par un homme à cheval, et elle arriva à temps pour me recevoir au seuil de la vie. On m’enveloppa dans la nappe du cerf, encore toute chaude ; on mit sur un brancard fait avec des branches ma mère qui me prit sur ses genoux ; les trompes entonnèrent une fanfare de triomphe, à laquelle les chiens mêlèrent des hurlements joyeux, et nous retournâmes à Overbeck, où nous fîmes une entrée dont on se souvient encore aujourd’hui. »

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