Soudards et lovelaces
 

Marquis de Foudras
Soudards et lovelaces

2002.
Livre neuf.
Montbel, 176 pages.
Quantité  
25.00 €
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Un des textes les plus rares du marquis de Foudras.

Réédition intégrale des deux nouvelles de Foudras (Une déroute de soudards; Comment la comtesse Diane de Brého fut, un jour, forcée), parues ensemble en 1860.
Deux romans historiques dominés par les figures étonnantes de femmes de caractère et de passion pour lesquelles la chasse est la plus noble des occupations : la sévère abbesse Anne de Bolviller qui fait face à une horde de révolutionnaires avinés, et la jeune comtesse de Brého qui mène six aristocrates prêts à tout pour conquérir son cœur ! 
Ce volume est le cinquième de la collection des Œuvres cynégétiques complètes illustrées du marquis de Foudras (1800-1872), célèbre « gentilhomme chasseur » bourguignon, publiée à l’occasion du deux centième anniversaire de sa naissance. Soudards et lovelaces, retrouve son titre original de 1860. 
Illustrations de Matthieu Sordot. 
Préface de Jacques-François de Chaunac-Lanzac, directeur de la Maison de la chasse et de la nature.

◼︎ Paris, Montbel, 2002. 15 x 21 cm, in-8, broché, 176 pages.
TABLE DES MATIÈRES

Préface : Jacques-François de Chaunac-Lanzac
Introduction : Louis-Gaspard Siclon

L’abbesse de Clefmont. Une déroute de soudards
I. L’auberge du Bonnet-rouge
II. L’abbaye et l’abbesse
III. L’hospitalité
IV. La chasse
V. Au sanglier le mière, au cerf la bière

Diane de Brého.
Comment la comtesse Diane de Brého fut, un jour, forcée
I. Deux petites toiles de Fragonard
II. L’hospitalité de Pied-Léger
III. Le récit


EXTRAIT DE L’OUVRAGE

« Notre cerf, tout fatigué et tout effrayé qu’il était, suivit pourtant dans tous ses tours et détours, la gorge jusqu’au bout. Là, il fallait grimper sur des cailloux roulants une montagne à pic, revenir sur ses pas à travers toutes les difficultés déjà bravées, ou tenir l’hallali tout de bon : notre animal, à bout de force et de courage, se décida pour ce dernier parti. 
« — Pied-Léger ! me cria Mme la comtesse en mettant pied à terre, viens prendre mon cheval et garde-toi de te mêler de ce qui va se passer. 
« Je me hâtai d’obéir, et madame, qui avait déjà dégainé, avec la promptitude qu’elle mettait à toutes ses actions de chasse, se jeta au milieu des chiens rangés en demi-cercle autour de notre cerf, qui les tenait en respect en leur présentant ses vingt andouillers. 
« Le chevalier de Miraflorès, qui était aussi descendu de sa monture, fut en un clin d’œil à côté de ma maîtresse. 
« Le dix-cors, en les voyant, se précipita tête baissée sur Mme la comtesse qui marchait la première et il la renversa ! je la crus morte, je poussai un cri de désespoir ! 
« Comme l’animal revenait sur ses pas pour la fouler aux pieds, il se trouva face à face avec le chevalier, la dague au poing. 
« Alors, M. le marquis, je fus témoin d’un combat magnifique, et quand je vivrais aussi longtemps encore que j’ai vécu, je n’en oublierais pas la plus petite circonstance. Ma maîtresse, qui n’avait pas tardé à se relever, était venue se ranger auprès de l’Espagnol, et tous deux frappaient d’estoc et de taille, lui comme un mari qui défend sa femme, elle comme une femme qui défend son mari. C’était superbe ! Enfin le cerf tomba criblé de blessures, sans qu’il m’eût été possible de voir qui lui avait porté le coup dont il mourait. »

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