<i>Roosevelt, Theodore </i><br>Mes chasses en Afrique
 

T. Roosevelt
Mes chasses en Afrique

2006.
Livre neuf relié.
Montbel, 320 pages.
Quantité  
100.00 €
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UN TEXTE INTROUVABLE

Réédition de l’édition française, publiée en 1910, des célèbres souvenirs de grande chasse de Roosevelt en Afrique de l’est, où il débarqua en 1909 avec son fils Kermit, le grand Selous et quelques autres naturalistes et chasseurs.

Sur l''importance de ce safari voir ce site.

Un bel album relié et numéroté tiré à 1000 exemplaires seulement.

◼︎ Paris, Montbel, 2006. 24 x 30 cm, in-4, reliure éditeur, 320 pages.


TABLE DES MATIÈRES

Introduction
I Un chemin de fer à travers le pléistocène
II Au ranch de sir Alfred Pease
III Chasse au lion à Kapiti Plains
IV En safari — rhinocéros et girafes
V Juja Farm — hippopotames et girafes
VI Une chasse au buffle sur les bords du Kamiti
VII Vers le sotik, vers le pays de la soif
VIII Au Sotik
IX Au lac Naivacha
X Chasse à l’éléphant au mont Kenya
XI Le guasso nyro, une rivière du désert équatorial
XII Au plateau d’Uasin Gishu
XIII L’Ouganda et les grands lacs Nyanza
XIV Le grand rhinocéros du lado
XV Au fil du Nil — l’éland géant
Remerciements
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INTRODUCTION

Je parle de l’Afrique et de ses joies suprêmes, joie d’errer en plein inconnu, joie de combattre les puissances des vastes solitudes : la ruse, la méfiance, la force brutale.
Dans ces immenses territoires de chasse, uniques au monde, il y a des pics neigeux qui resplendissent au soleil équatorial ; des marais dont une chaleur d’étuve fait fermenter, bouillonner, s’ulcérer les vases ; des lacs pareils aux mers ; des nues qui flambent sur des déserts dont l’implacable aridité se dissimule derrière les fallacieuses promesses du mirage ; de larges plaines aux maigres ruisseaux ; des fleuves gigantesques venus du cœur du continent noir et qui s’échappent par le marécage sans fin ; des forêts magnifiques où couve la mort. 
Il est des régions aussi saines que les pays septentrionaux et il en est de perfides et de néfastes que parent, avec un luxe inouï de coloris, fleurs, oiseaux, papillons, et où l’on respire, en même temps que les pires miasmes, de délicieux parfums. sur terre et dans l’eau règnent de redoutables mangeurs d’hommes ; mais c’est parmi les êtres inférieurs qu’on trouve ses pires ennemis, des ennemis toujours prêts à dévaster les récoltes, à exterminer le bétail et à faucher des centaines et des centaines de mille de vies humaines. 
Les tribus à peau brune, fixées dans ce pays, appartiennent à des races très différentes. les unes, nomades et guerrières, ne possèdent que du bétail ; les autres cultivent le sol et habitent des huttes façonnées comme des ruches ; d’autres encore s’adonnent exclusivement à la pêche ; et quelques-unes, qui vivent dans les bois, en état de complète nudité, ne sont guère supérieures aux animaux dont elles se repaissent. le gibier abonde. on rencontre les plus féroces bêtes de proie comme les êtres les plus inoffensifs ; les plus grands comme les plus petits mammifères ongulés ; les plus colossales espèces terrestres et aquatiques comme les plus chétives bestioles qui cherchent refuge dans les crevasses ou sur les arbres. On s’étonne de trouver des antilopes d’une taille inférieure au lièvre et des antilopes d’une taille supérieure au bœuf ; de gracieuses créatures et des monstres fantastiques comparables à ceux qui hantent nos cauchemars. Les plaines pullulent d’étranges animaux dont les pareils n’existent nulle part ailleurs, et c’est un plaisir incessant que de contempler les myriades d’antilopes, quand elles changent de place, reposent aux heures torrides de la journée, vont en longues files à l’abreuvoir, paissent, se battent ou jouent entre elles. 
Le chasseur qui opère en ce pays voit des choses inoubliables. Il voit l’énorme hippopotame renâclant et plongeant contre son bateau ; la girafe le guettant pardessus des bouquets d’arbres ; l’autruche s’enfuyant devant lui à une imbattable vitesse ; le farouche léopard et le python enroulé, tous d’une beauté différente, mais également sinistre ; le zèbre aboyant sous la nuit étoilée, où défile la caravane soucieuse de quitter une contrée aride. Et, plus tard, il se rappellera la charge du lion ; la prodigieuse silhouette de l’éléphant, toute proche dans la pénombre sylvestre ; le buffle aux yeux sanglants et aux cornes menaçantes ; le rhinocéros truculent et stupide, campé au milieu de la plaine grillée de soleil. 
Tout cela, on peut le décrire. Mais comment dégager l’esprit furtif de la nature vierge, son charme inexprimable, son pesant mystère et toute sa mélancolie ? La rude vie d’aventures qu’on y mène, rifle au poing, en contact continuel avec les espèces dangereuses, est faite de plaisirs. L’on y subit, par surcroît, l’irrésistible magie du silence, et des grandes lunes tropicales, et des étoiles nouvelles, et des glorieux levers et couchers du soleil. Et, si loin du reste des hommes, on a l’impression de revivre au début des siècles, dans un cadre toujours identique à lui-même.

Theodore Roosevelt
Khartoum, le 15 mars 1910


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