Un sanglier à la maison
 

Un sanglier à la maison

2009.
Livre neuf.
Markhor, 148 pages.
Quantité  
22.00 €
Page en favoris
  Retour

Un récit étonnant et inédit:

un sanglier apprivoisé, grandit, joue, échange et vit avec l'auteur et son mari, chasseur, dans une ferme des Dombes.
Après quatre ans d'expérience, des heures d'observation et de patience, et plusieurs portées de petits, l'auteur nous fait partager cette affection réciproque incroyable avec un animal sauvage réputé dangereux.
Un témoignage éthologique rare, sur une situation interdite par la réglementation en vigueur.

Photos en couleurs.

◼︎ Paris, Markhor, 2009. In-8, 14 x 22,5 cm, broché, 126 pages.


EXTRAITS DE L'OUVRAGE

« Nous sommes le 5 décembre 2004, un dimanche matin comme il y en a tant d'autres en Dombes : gris, froid, humide.
« Une chasse est en cours chez un ami, non loin de la maison. Mon époux y participe.
« 10 h 30, le téléphone sonne : “Viens vite, prends une cage, j'ai un petit sanglier dans la poche” !

« N'ayant pas de lampe infrarouge, je l'installe dans une salle de bain, tout contre un radiateur, dans sa cage, recouverte d'une chaude couverture.
« Je la laisse tranquille, sans savoir d'ailleurs s'il s'agit d'un mâle ou d'une femelle. En fin de journée, nous allons voir comment il ou elle va. J'ouvre la cage et là, je ne résiste pas à l'envie de vous citer Jean Alhinc décrivant son jeune phacochère : «Petite créature rayée, hérissée et furieuse. À peine quelques centimètres de long, le front têtu, minuscule boule pétrie d'énergie avec une qualité musculaire déjà exceptionnelle…» Voici ce qui sort en trombe du fourrage, me chargeant dans les jambes de toutes ses forces, tête baissée…
« À ce moment précis, il se passe quelque chose de très fort. Instantanément, c'est le respect qui s'impose à mon esprit : comment ce petit être si vulnérable à cet âge, trouve-t-il le courage d'affronter le gigantesque prédateur que je représente pour lui ?
« Bien sûr il hurle et se débat lorsque je l'attrape le plus doucement possible… et je peux constater que c'est une petite femelle, au caractère prometteur…
« Toutefois, n'ayant pas de lait maternisé, je préfère la remettre au chaud dans sa cage jusqu'au lendemain. De toute façon, le stress l'aurait probablement empêchée de se nourrir.

« Elle est maintenant confortablement installée, cage ouverte recouverte d'une couverture —dans laquelle d'ailleurs elle aimera très longtemps se rouler— sous une lampe chauffante, avec paille et foin à profusion. Mais, ceci ne suffit pas à atténuer totalement ses inquiétudes et elle continue à prendre difficilement ses biberons.
« Commence alors un rythme qui dure plusieurs mois … »

« De nombreuses questions commencent alors à se poser car à part quelques généralités liées au comportement des sangliers lors des battues, nous ignorons tout de leurs mœurs et de leurs codes. C'est pourquoi, je commence à lire de nombreux récits les concernant, et notamment ceux de Heinz Meynhardt Ma vie chez les sangliers et de Karl Snethlage Le sanglier, les seuls qui abordent en détail leur comportement social. Toutefois, avec le temps et les événements, je me rends compte qu'il manque tout de même des éléments sur leur conduite et leur vie la plus intime.
« C'est pourquoi, je vais tenter de vous faire découvrir cette "bête noire" sous un jour nouveau, différent, qui vous incitera, je l'espère, à respecter davantage cet animal sauvage, si sensible, et pourtant si souvent malmené. »

« Quelle tordante petite bête ! Elle imite de nombreux comportements de sa mère mais a également les siens et notamment sa position favorite : couchée — celle de sa mère est : assise — et la garde ! Maintenant, je lui dis doucement "câlin Grignette" et elle se couche instantanément là ou elle se trouve, pour de longues minutes de tendresse. Contrairement au caractère très affirmé de sa mère, rapidement agacée, jamais une seule fois elle n'a un mouvement brutal pour se relever, ni seulement un mouvement d'humeur. Parfois elle s'allonge sur mes pieds, et si je continue mon avancée sans me soucier d'elle, elle me rattrape et recommence, jusqu'à ce que je cède pour une cajolerie ! C'est une douce, une lascive. Des mois plus tard, je vais avoir l'occasion de l'observer en colère contre ses congénères : elle n'a jamais l'agressivité de sa mère dans un cas similaire, ni sa puissance.

« Elles sont très proches, très caressantes l'une envers l'autre, et encore et toujours en constante communication, qu'elle soit auditive ou physique. Même si les mois passent et que Grignette devient une jolie et fine bête rousse, et finalement robuste, Aglaé reste une mère très attentive et attentionnée, l'attendant toujours (elle continuera plus tard encore), la toilettant consciencieusement, la rabrouant rarement. »


Visionner une vidéo de la vie de ces sangliers


En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies afin de nous permettre d’améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus OK
© Montbel - tous droits réservés
Site réalisé avec PowerBoutique - creation site ecommerce