Montbel | J.-B. J. Le Verrier de la Conterie L'école de la chasse aux chiens courans
 

J.-B. J. Le Verrier de la Conterie
L'école de la chasse
aux chiens courans

1763.
Livre de collection relié.
Lallemant, 2 volumes, 16 planches.
Quantité  
5 000.00 €
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Le rayonnement européen de la vénerie française

Édition originale d'un des grands classiques du XVIIIe siècle.

Gentilhomme normand, Le Verrier (1718-1783) donne, dans un style très vivant, un panorama fort complet de la chasse aux chiens courants telle qu'elle se pratiquait en France sous Louis XV, fruit de ses quarante années d'expérience : lièvre, chevreuil, cerf, sanglier, loup, renard et loutre. Le chapitre liminaire traite des chiens et du choix du «commandant d'équipage» et le dernier chapitre des «remèdes pour corriger & guérir les chiens des principales maladies». Il est suivi d’un dictionnaire des termes de vénerie (48 pages).
Les dix-huit fanfares de circonstances et les dix fanfares d’équipages, sur 14 pages, sont gravées.
Le Verrier avait développé dans sa propriété d'Amigny, près de Saint-Lô, une race de chiens normands qui avait, selon ses dires, «la plus belle gorge & la plus belle menée du monde» et qui lui était demandé «de toutes parts». Il indique d'ailleurs à ceux qui «en voudront un certain nombre, de bien vouloir [le] prévenir d'une année pour l'autre» et que sa «poste est Saint Lo, ville de Basse-Normandie».

Le premier volume est entièrement occupé par une importante bibliographie critique des ouvrages de chasse (226 pages) rédigée par les Lallemant : Richard-Gontran (1725-1807), l'imprimeur de l'ouvrage, imprimeur du roi, échevin puis maire (en 1782) de Rouen; son père Nicolas (1683-1764), dont les ancêtres Conteray, originaires d'Allemagne (d'où le surnom de la famille), avaient fondé l'imprimerie qu'il lui céda en 1754; et son frère Richard-Xavier, dit l'abbé Lallemant de Maupas (1729-1810), vicaire général d'Avranches, auteur du Dictionnaire universel françois-latin publié à Rouen en 1760 et président de l'Académie de Rouen en 1790. Cette petite communauté familiale érudite (le troisième frère, mathématicien, fut élu à l'Académie des sciences en 1796) donna plusieurs éditions savantes et des traductions d'auteurs anciens.
Classé par ordre chronologique, ce travail débute avec les auteurs ayant évoqués la chasse, de Xénophon au père d'Inville, puis détaille des «théreuticographes» français (du Roy Modus à Gaffet de la Briffardière, en 1742), avant de donner des «observations sur quelques parties historiques qui ont trait à la chasse» dans le monde entier à partir de divers ouvrages : chasse et fauconnerie chez les Gaulois, chasses des Lapons, chasses aux chiens courants en Asie centrale et en Perse. Cette bibliographie, complétée d'une table des noms et des sujets, donne des renseignements non seulement sur le contenu des ouvrages mais aussi sur leurs auteurs, et des précisions sur les éditions. Ces informations n'ont que rarement été reprises par les bibliographies cynégétiques ultérieures et constituent ainsi une documentation de premier ordre.

Cet ouvrage, manuel pratique et didactique par excellence, fut une référence cynégétique pendant des décennies. 

Illustré de 16 planches célèbres, dont 14 repliées et 8 imprimées recto-verso, gravées sur bois par Antoine-Nicolas Caron (1719-1768) : représentations d’animaux, bois et pieds. Dessinateur, graveur sur bois et mathématicien, Caron était également chasseur. Un accident de chasse qui entraîna le décès d'un chasseur lui valut une peine de prison à la Conciergerie en 1759.

Très bel exemplaire en maroquin vert, provenant de Karl Ludwig von Pöllnitz (1692-1775), avec sa signature autographe sur les 2 pages de titre (en partie grattée sur la première).
Grand-maître des cérémonies de la cour de Prusse, le baron de Pöllnitz fut un des favoris de Frédéric le Grand. Il voyagea dans toute l'Europe et publia de nombreux ouvrages en français, comme ses mémoires et ses relations de voyages. Il entretint une correspondance avec les écrivains de son temps, dont Voltaire, qui ne l'appréciait pas beaucoup.
Comme souvent, le relieur a donné la primauté au traité de Le Verrier en considérant la bibliographie comme le second volume (tomaison et inversion des feuillets de titre).

Thiébaud 589.- Souhart 298 (“ouvrage classique par excellence”).- Harting 175 (pour la bibliographie des Lallemant).- Schwerdt I, p. 313.- Huzard II, 5073.- Jeanson 344.- Cohen. Guide de l'amateur de livres à gravures du XVIIIe siècle, 644.

Rouen, Lallemant, 1763. 2 volumes in-8, 13 x 20 cm, reliures allemandes de l'époque en maroquin vert, double encadrement doré sur les plats, dos à nerfs ornés de motifs dorés, pièces de papier orange, roulette dorée aux coupes, tranches dorées et en partie guillochées, gardes de papier peint, 1 feuillet, VIII + 396 + 14 pages, 16 planches & CCXXVI pages, 1 feuillet.

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