<i>Temple-Perkins, Eric A.</i><br>Le royaume des éléphants. Trente-cinq ans de chasse en Ouganda

• Les aventuriers • classiques


E. A. Temple-Perkins
Le royaume des éléphants.
Trente-cinq ans de chasse en Ouganda
 Montbel




2009.
Livre neuf. 
Montbel, 84 pages.
Livre en stock
Quantité  
25.00 €

Arrivé en Ouganda en 1919, Temple-Perkins chassera durant toute sa carrière dans l’administration coloniale britannique. Si son gibier de prédilection est l’éléphant — qui prolifère et dévaste les cultures — il ne néglige pas les autres gibiers africains, rhinocéros, lions et hippopotames, les “monstres du lac Edouard”, ainsi que les crocodiles infestant le lac Albert.
Après trente-sept ans de loyaux services, il prend sa retraite et s’installe au sud de la chaîne du Ruwenzori, entre le lac Albert et lac George. Il est alors nommé conservateur honoraire du parc Reine Élisabeth qui vient d’être créé et continue d’y observer la faune sauvage.

◼︎ Paris, Montbel, 2009. 13,5 x 20 cm, broché, 384 pages.


PRÉFACE DE L'OUVRAGE

Ce livre retrace l’histoire d’un des chasseurs d’expérience les plus connus de l’est africain. Qui d’autre pourrait mieux que lui se flatter d’y avoir vécu trente-cinq ans en contact continu avec les bêtes sauvages, d’y résider en permanence au milieu d’elles ? Temple-Perkins possède à son actif sept records de l’Ouganda. Il compte un nombre incalculable d’éléphants, de lions, de buffles abattus pour la protection de la vie et des biens des Africains.
Je ne suis pas absolument sans expérience en matière de grande chasse. J’ai, pendant trente ans, tiré en moyenne un tigre par an. Et je n’écris pas ces lignes que par oui dire, ayant eu en 1938 le privilège d’accompagner l’auteur dans une expédition montée pour prendre des photographies de gros gibier. J’ai eu plusieurs fois l’occasion, au cours de cette expédition, d’admirer sa connaissance remarquable des animaux sauvages, d’admirer son sang-froid dans des circonstances extrêmement dangereuses, sa profonde compréhension de la vie même du gibier.
Bien des livres ont été publiés sur la grande chasse en Afrique orientale. Personne n’en a jamais écrit avec une compétence comparable à celle de “T.-P.” qui, comme moi, préfère du reste maintenant, et de loin ! chasser armé d’une camera plutôt que d’un fusil.
Il me faut ajouter un mot pour terminer. Sa modestie est si grande qu’il n’aurait certainement jamais écrit ce livre si je n’avais sans cesse insisté pour qu’il le fît. Il ne serait pas concevable que son expérience inégalable n’en rende la lecture extrêmement attrayante et d’un enseignement des plus profitables pour quiconque entreprendrait de s’aventurer à goûter les joies fascinantes de l’art cynégétique dans ces régions.
Colonel sir James L. Sleeman

INTRODUCTION

Il m’aurait été agréable de voir ce livre publié avec une monumentale collection de photos que j’aurais prises sur le vif. La photo, malheureusement, n’est pas mon fort. C’est un fait. Je suis trop absorbé d’ordinaire, à portée du gibier, par les animaux eux-mêmes, leurs attitudes, leurs façons de faire, pour m’y retrouver dans les subtilités de la mise au point.
J’ai maintes et maintes fois conduit en brousse de fort habiles photographes. Dans ces cas-là, j’ai toujours eu pour unique préoccupation la sécurité des visiteurs, avant toute chose.
Une fois, une seule, l’idée me vint bien de m’y mettre à mon tour muni de tout l’équipement requis, avec un énorme reflex en particulier qui me pendait au cou comme une meule de moulin. Ce fut pour ma plus grande confusion.
J’avais réussi à passer plus d’une heure entière au milieu d’un troupeau de cent cinquante éléphants, mais me fis sérieusement bousculer par une femelle ayant pris peur et pressée de prendre du champ ! Le précieux appareil chut au sol avec moi. Revenu vers le troupeau un moment plus tard, je me remis en action sous une meilleure lumière. Le déclic manœuvré une bonne vingtaine de fois, je me voyais déjà à la tête d’une des plus belles collections jamais produites de photos d’éléphants montrés sous les attitudes les plus saisissantes à très courte distance. Quelle ne fut pas ma déception, après avoir envoyé les films à Kampala pour y être développés et avoir attendu des jours interminables, de ne trouver au retour que deux clichés dans les épreuves au lieu de vingt< ? La chute causée par la poussée négligente de l’éléphante avait endommagé l’obturateur de mon reflex !
Cette mésaventure mise à part enfin, j’ai toujours trouvé le déclic de l’obturateur trop bruyant pour opérer de près et l’appareil trop encombrant pour mon goût. Si bien que je me suis contenté par la suite de quelques prises de vues occasionnelles avec un petit appareil.
Je ne suis pas chasseur professionnel, n’ai nulle envie de le devenir. J’apprécie trop ma solitude de broussard, étant du reste un chasseur fort peu sociable. Je ne chasse jamais, invariablement, que seul. Puis les expéditions en grand équipage : pas moins de quatre carabines, une meute… ne sont pas dans mes goûts. J’apprécie par contre de passer un jour ou deux en compagnie d’un aimable photographe.
La grande chasse est ma marotte depuis plus de trente-cinq ans. Ceci ne s’en est pas moins combiné avec trente-sept années de service que je crois estimables, dans l’administration coloniale. Simple parenthèse destinée à telles personnes qui, ayant lu de mes articles dans la presse locale, se sont parfois inquiétées de savoir s’il m’était jamais arrivé de travailler, si peu que ce soit !
Le colonel Sleeman a bien voulu écrire une préface à ce livre. Il a chassé en Afrique et en Asie. C’est un excellent photographe. Je lui suis reconnaissant d’avoir eu souci de faire cette préface. Je la considère comme un témoignage de la longue amitié nous unissant et qui se projette sur plus d’années encore que je n’en ai passées en Afrique.
Le colonel Sleeman a précisé que je vivais encore parmi les bêtes. C’est exact. Je me suis retiré dans une petite case bâtie sur le bord d’un escarpement dominant une partie de la longue coupure qui fait communiquer, d’ouest en est, le lac Édouard avec le lac George, au sud de la chaîne du Ruwenzori. La vue porte sur la vallée s’étendant à 150 m au-dessous : un panorama de 180°. On aperçoit les montagnes à une distance de 40 km, juste en face, en direction du nord. Les collines du Congo apparaissent à 72 km à l’ouest. Vers l’est, l’escarpement se prolonge au loin jusqu’au lac George. De grands troupeaux d’éléphants, de buffles, d’autres gibiers encore, sont visibles une grande partie de l’année. Je puis les observer chaque jour de ma véranda lorsque je ne suis pas en expédition. Cette magnifique contrée est presque entièrement comprise maintenant dans le périmètre du parc national Reine Élisabeth.
E. A. Temple-Perkins
“au royaume des éléphants”
Kichwamba, Ouganda


TABLE DES MATIÈRES

Préface

Colonel sir James L. Sleeman

Introduction

I Pourquoi donc tuer des éléphants ?

II Le monarque

III Premières chasses

IV Singularités d'éléphants

V Les rhinocéros blancs

V Gibier dangereux

VII Le lion, roi des animaux ?

VIII Le buffle, fieffé démon ?

IX Rhinocéros et panthère

X Mimétisme problématique ?

XI Les journées de Kichwamba

XII La bilieuse hématurique

XIII One more infortunate…

XIV Hip, hip, hip… les hippos !

XV Larmes de crocodiles

XVI De tout un peu

XVII Chaque bâton, un serpent

XVIII Tirer sans tuer

XIX La première chasse de Son Altesse

XX Un éléphant sans queue

XXI Les crocodiles de Nabougabo

XXII Gros gibier à l'hameçon

XXIII Post mortem

XXIV Mythes, mystères et monstres

XXV Le coup vital

XXVI Mesures de protection

XXVII Plus jamais




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